LA LIGNE



La réserve naturelle de Bourgoyen-Ossemeersen est un paysage unique à proximité du centre-ville de Gand. Paysage lointain et horizontal affirmant une fragilité. Conscient de l’importance de la biodiversité, le projet doit se poser sans bousculer son environnement. Le parc naturel est composé de watergang: nom désignant un réseau de fossés de drainage. Ils structurent le paysage et permettent un contrôle du niveau de l’eau. L’omniprésence de l’eau installe de nombreux reflets dans ce paysage flamand. Le projet paysage articule la nouvelle entrée sur la frange sud de la réserve naturelle, le landscape dessiné constitue une antichambre. La volonté est d’ouvrir le paysage et de créer un appel vers la découverte du Bourgoyen-Ossemeersen.
Le projet articulera les flux doux, intégrant un franchissement habité, il offre une nouvelle porte d’accès au parc. La proximité de la station d’épuration procure aux espaces environnants un regard particulier au lieu. Bordée par un talus et la Lys, cette installation participe à la salubrité de la ville, cependant le traitement purifie l’eau à seulement 90 %, notre stratégie est d’avoir un paysage utile alliant phyto-épuration et biodiversité. L’eau finira son traitement et distribuera l’eau au jardin communautaire. Le projet destiné à la sensibilisation de la gestion de l’eau nait d’un élément du site, Le bâtiment émerge de la masse du talus, puis se délite pour traverser la Lys.
Ainsi le projet intègre trois séquences dédiées à l’eau. Une est dédié à la gestion de la station de phyto-épuration, une autre favorisant une gestion durable de l’eau par la pédagogie et pour finir une séquence se nourrissant de l’observation et de la connaissance de la biodiversité du site. Ici les échelles du territoire s’uniront en une ligne. Le projet mis en œuvre, établi un paysage en transition. Tel un gabion, l’espace de stationnement s’intègre dans le talus. Alors cet espace ne dégrade pas le champ visuel. Le jour où l’automobile sera de moins en moins présente, la structure permettra de muter le bâtiment en espace technique pour la phyto-épuration.
Le projet à un fort rapport au paysage. Il accepte la mutation grâce à une structure sur pilotis, s’adaptant à la temporalité du site, acceptant les différents niveaux d’eau au fil des saisons. Le bâtiment-paysage a pour objectif de capter les images horizontales de l’environnement. Le visiteur déambulera entre un sol et un toit et sera projeté vers la nature. Le toit est constitué d’une nappe en bois relativement épaisse, posé sur des pilotis.













